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Jean Echenoz


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Jean Echenoz, 14
Jean Echenoz, Des éclairs, Editions de Minuit, 128 pages.
Parution le 04/10/2012. ISBN : 9782707322579 - Prix : 12,50 €




Ouvrage également disponible en version numérique.
Jean Echenoz, 14

"Pour les bons romanciers, il n’y a pas de mauvais sujet. Pas de sujet rebattu. Même la guerre, pourtant si souvent sollicitée. Combien de romans ai-je lus sur les guerres, anciennes ou récentes, longues ou courtes, mondiales ou locales, toutes étant redondantes dans l’horreur. Un peu fatigué des guerres. Et puis voici que Jean Echenoz s’y met. Il a choisi celle de 14, la préférée de Brassens. La plus meurtrière. Une guerre est toujours la plus quelque chose. Il y a toujours des records à battre. Et des romans pour revisiter ce temps où la mort ne respecte plus l’ordonnance des générations." (Bernard Pivot)
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"Si l'on s'en tient aux simples faits, les quelques lignes figurant sur la quatrième de couverture de 14 suffisent à les résumer : « Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d'entre eux. Reste à savoir s'ils vont revenir. Quand. Et dans quel état. » Qu'attend-on aujourd'hui de lire et d'apprendre sur l'expérience de ceux qui vécurent cette guerre, qu'on a coutume de qualifier de « grande », que n'auraient déjà raconté Maurice Genevoix, Blaise Cendrars, Henri Barbusse, Louis-Ferdinand Céline, tant d'au­tres encore qui en furent les acteurs et les victimes ? Qui dira, plus justement que ceux-là, le massacre et l'effroi, qui méditera sur « la mort de près » plus intensément que le fit Genevoix ? On lit d'ailleurs, dans 14, sous la plume de Jean Echenoz, cet aveu qui n'est pas d'impuissance, mais de raison et d'acuité : « Tout cela ayant été décrit mille fois, peut-être n'est-il pas la peine de s'attarder encore sur cet opéra sordide et puant. Peut-être n'est-il d'ailleurs pas bien utile non plus, ni très pertinent, de comparer la guerre à un opéra, d'autant moins quand on n'aime pas l'opéra, même si, comme lui, c'est grandiose, emphatique, excessif, plein de longueurs pénibles, comme lui ça fait beaucoup de bruit et souvent, à la longue, c'est assez ennuyeux. »" (Télérama)
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Extrait :

Comme le temps s’y prêtait à merveille et qu’on était samedi, journée que sa fonc- tion lui permettait de chômer, Anthime est parti faire un tour à vélo après avoir déjeuné. Ses projets : profiter du plein soleil d’août, prendre un peu d’exercice et l’air de la campagne, sans doute lire allongé dans l’herbe puisqu’il a fixé sur son engin, sous un sandow, un volume trop massif pour son porte-bagages en fil de fer. Une fois sorti de la ville en roue libre, pédalé sans effort sur une dizaine de kilomètres plats, il a dû se dresser en dan- seuse quand une colline s’est présentée, se balançant debout de gauche à droite en commençant de suer sur son engin. Ce n’était certes pas une grosse colline, on 7sait jusqu’où montent ces hauteurs en Vendée, juste une légère butte mais assez saillante pour qu’on pût y bénéficier d'une vue. (14, p. 7-8)

>> Lire plus (les 14 premières pages)

Revue de presse :

  • "Le regard oblique. "14" de Jean Echenoz" - Le Monde des livres - 12/10/12
  • "Echenoz, tranchées dans le vif" - Libération - 03/10/12
  • ""14" La Grande Guerre par Echenoz" - Laurence Houot, Culturebox, France Télevisions - 02/10/12
  • "Jean Echenoz, grand rescapé de la Grande Guerre" - Bernard Pivot, Le Journal du Dimanche - 29/09/12
  • "14, Jean Echenoz" - Nathalie Crom, Télérama - 29/09/12
  • "14 : un entretien avec Jean Echenoz" - Serge bonnery, L'Indépendant - 26/09/12


  • AUDIO / VIDÉO :

  • "Jean Echenoz, la Grande guerre et les animaux", Politis, 02/10/2012.


  • Librairie MOLLAT




  • mise en ligne : 30/09/12
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