Christophe Mahy
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Sous un ciel de légende
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Christophe Mahy


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Christophe Mahy, Sous un ciel de légende
Christophe Mahy, Sous un ciel de légende, Maison de la poésie, Amay (Belgique), collection "L'Arbre à Paroles", 2007. Prix : 15 euros.



Maison de la poésie d'Amay (Belgique)
www.maisondelapoesie.com



Christophe Mahy, Sous un ciel de légende
Préambule de Daniel Remillieux


"Tous nous passons nos jours sous un ciel de légende, et nous l'oublions à chaque instant."
Jean-Claude Pirotte, Rue des Remberges


"Vous n'en avez jamais fini avec les mots, ils reviennent pour vous éloigner des bruits de la ville, des néons et du bitume, et vous emmener à l'orée d'une Ardenne au long cours où, le long de voies désaffectées, champs et collines brouillent la pluie. Christophe Mahy, dans sa prison des jours anecdotiques, préfère regarder par-dessus les toits; le ciel infini l'invite à fuir, à prendre la route buissonnière, l'herbe y pousse entre les rails et la verdure y recouvre l'asphalte, et retrouver ainsi les vertiges de sa mélancolie, secrète et heureuse […]
Traverser le fleuve sous un ciel de légende nécessite une poésie noire, une poésie blanche. Le poète a choisi ses Virgile, outre Dhôtel, nous percevons au détour des pages Jean-Claude Pirotte pour le titre, René Daumal, Jacques Chardonne et même ce cousin lointain de Louis Aragon, sans oublier Rimbaud auquel Christophe Mahy avait déjà accroché ses vers dans l'Opéra fabuleux, qu'il publia en 2005."

Extrait

Avant-poème

Je pensais en avoir fini avec les mots
jusqu'à ce que le temps me rattrape
avec son cortège de mélancolie.

Il est vrai que nous guettons la tombée de la nuit
sur la scène de nos livres
où des poupées mécaniques grincent des dents
en attendant des jours meilleurs.

Il est vrai que tout effort est vain
pour éluder notre présence
au fond du miroir brisé qui laisse
des éclairs d'or au fond des yeux

mais la vie est à son avantage
quand la lumière trébuche sur l'image du monde
tendue en travers du jour de forêt à montagne,
de rivière à sous-bois, d'océan à désert.

Je pensais en avoir fini avec moi-même
et voilà que je recommence à fouiller les décombres
que le temps laisse derrière lui

pour trouver l'éclat bleu des mots dans la poussière.


Préambule (extrait)

"La poésie de Christophe n'a pas besoin qu'on lui tienne la main. Tourmentée ou sereine, elle peut avancer seule sur ses chemins de traverse jusqu'aux esprits curieux. Elle ne nécessite aucun mode d'emploi, on n'explique pas ses fulgurances, il faut les apprivoiser patiemment, elles sont éblouissantes [...]" (Daniel Remillieux)

En savoir plus

  • Christophe Mahy, poète marcheur (Patrick Flaschgo, L'Ardennais, 22/01/08)
  • Christophe Mahy dans la lumière de Dhôtel (Frédéric Chef, La Route Inconnue, n°19, mars 2008)


  • mise en ligne : 24/09/08
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