Christophe Mahy
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La grande inconnue / Mille étangs et moi
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Christophe Mahy


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Christophe MAHY, Jean-Marie LECOMTE, Thiérache, La grande inconnue / Marc PAYGNARD, Christophe MAHY, Mille étangs et moi

Daniel Remillieux



Thiérache, la grande inconnue

Texte de Christophe Mahy, photographies de Jean-Marie Lecomte Thiérache, La grande inconnue (chronique),
Louvergny, Editions Noires Terres, 2012, 160 p.
25 x 21 cm - 100 photos - 30 €
ISBN 978-2-915148-54-1



Mille étangs et moi

Texte de Christophe Mahy, photographies de Marc Paygnard Mille étangs et moi (chronique),
Louvergny, Editions Noires Terres, 2012, 144 p.
25 x 21 cm - 100 photos - 30 €
ISBN 978-2-915148-56-5



Editions Noires Terres
8 place Hippolyte Noiret - 08390 LOUVERGNY
www.noires-terres.com


"Voici deux livres d’images, des photos et des mots. Les photos ont émerveillé mon regard mais restent irréductibles à toute analyse pertinente. Et mon évocation des textes – car il ne s’agit pas de commenter, ici - sera guidée par la démarche préconisée par Andrée Chédid : « Pour être, la poésie n’attend que notre regard. » Regardons.

Christophe Mahy se considère comme un promeneux, disciple de Dhôtel : ni misanthrope de façade ni citadin en mal de sensations. Et il s’affirme ici, plus encore que dans ses recueils de poèmes « traditionnels », comme le complice de certain prestigieux Voyageur Toqué carolopolitain.

Oui, Christophe Mahy est toqué. Comme un étrange pèlerin arpentant les sentiers de la Thiérache ou entre Les mille étangs (aux confins du massif vosgien). Toqué car bizarre et amoureux fou. Simultanément. Le poète roule, marche et découvre une mosaïque de bois morcelés, des bosquets plus ou moins touffus, des lambeaux de taillis inextricables, des débris de futaies altières. C’est son droit. Comme c’est son droit d’avoir envie de partager ses sensations : J’hume jusqu’à la lie le bouquet des saisons qui passent.

Ces livres sont des promenades. Ces chroniques ne sont pas des dépliants publicitaires, ce sont des poèmes puisque la poésie n’est pas circonscrite aux vers et encore moins aux rimes. La poésie est un état d’esprit. Et le poète a bon esprit, l’œil aux aguets et l’âme réceptive. Curieux de tout, il voit tout : la nature, des hommes et des édifices (des signaux laissés par les constructeurs des temps passés). Il cherche l’âme d’une contrée derrière les paysages qui la modèlent.

Toqué et entêté, le poète piéton (mais pas que) chausse ses bottes de mille étangs qui le propulsent hors de sentiers assez peu battus, où il fait néanmoins des rencontres extravagantes (allez donc toquer chez Gaby, la débroussailleuse !) Ces régions réussissent à être à la fois désertes et habitées. La géographie du poète est une approche paradoxale.

Christophe Mahy n’a rien à vendre : ce qui existe pour lui, c’est le vent taiseux, la lutte entre le profane et le sacré ou le torrent assagi dans les biefs. Il l’avoue, il rêve un peu la Thiérache comme une impression furtive. Il voit, il entend et il troque des mots contre des émotions (à moins que ce soit l’inverse). Sa vision est personnelle, colorée et assumée noir sur blanc : En ce qui me concerne, je serais plutôt enclin à penser que… Autrement dit : Mille étangs et moi. Mille étangs émoi…

Même si (ou parce que) ce ne sont pas seulement de « beaux livres » (qu’on peut déposer au pied du sapin, par exemple), ces ouvrages (l’un et l’autre soigneusement édités) dessinent un puzzle en touches impressionnistes, en silences (au sens musical du terme) et en rêveries nonchalantes. Il faut croire le poète qui s’y connaît en mots pour dire les arômes goûteux de La Beulotte-Saint-Laurent ou de Breuches la Grande et sur la route qui conduit au Menhir de Gargantua ou à La Vallée-au-blé. Le lecteur peut mettre sans crainte ses pas dans les siens quitte, s’il est allergique aux délices du Maroilles, à se faire enguirlander joyeusement (Thiérache, page 61) parce que le poète toqué peut-être drôle et caustique aussi.

Promenons-nous dans les bois, le loup n’y est pas. On y rencontre un paisible poète et deux photographes talentueux. Suivons allègrement Jean-Marie LECOMTE, Christophe MAHY et Marc PAYGNARD dans leur quête du sens mystérieux de quelques territoires méconnus. Il s’agit d’une agréable exploration géographique incontestablement humaine."

Christophe MAHY, Jean-Marie LECOMTE, Thiérache, La grande inconnue, Chronique, Editions Noires Terres, 160 pages, 100 photos.
Marc PAYGNARD, Christophe MAHY, Les 1 000 étangs, Chronique Editions Noires Terres, 144 pages, 100 photos.
Note de lecture, décembre 2012.

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mise en ligne : 20/12/2012
POUR CITER CET ARTICLE :
Daniel Remillieux, "Christophe MAHY, Jean-Marie LECOMTE, Thiérache, La grande inconnue / Marc PAYGNARD, Christophe MAHY, Mille étangs et moi", Marincazaou - Le Jardin Marin, décembre 2012,
[En ligne] http://www.marincazaou.fr/cont/mahy/thierache_daniel_remillieux.html (Page consultée le ).

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