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Revue d'Etudes Esthétiques


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Figures de l'Art n° 16 :
DANIEL ARASSE. LA PENSÉE JUBILATOIRE DES ŒUVRES D'ART

4ème de couverture | Daniel Arasse | Avant-propos | Sommaire / Résumés | Commande | Tous les numéros

REVUE DE PRESSE, AGENDA, LIENS
Rendez-vous :
  • Jeudi 05 novembre 2009 à 18h00, Librairie Mollat, rue Vital-Carles, Bordeaux.
    Rencontre avec Bernard Lafargue, rédacteur en chef, et Cécile Croce.
    >> Accéder au site Internet
Mollat - Podcast - Bernard Lafargue - Figures de l'art, n° 16 - 5/11/09
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4e DE COUVERTURE



FIGURES DE L'ART 16 : DANIEL ARASSE. LA PENSÉE JUBILATOIRE DES ŒUVRES D'ART
Parution : octobre 2009
DANIEL ARASSE. LA PENSÉE JUBILATOIRE DES ŒUVRES D'ART


Ce sont les artistes qui font l'histoire de l'art en premier, en mettant en œuvre une poétique d'appropriation et de dissémination, animée par un esprit d'érudition et d'application, mais aussi et surtout d'amours papillonnes, vénusiennes ou "donjuannes". Tel est le principe fondamental de la théorie de l'art de Daniel Arasse. La première scolie en est que les historiens de l'art n'arrivent jamais qu'en second. La deuxième, qui relève du diagnostic, est que la plupart d'entre eux sont devenus des spécialistes, dont l'esprit de sérieux ne peut que manquer le gai savoir des œuvres d'art.

Redonner à l'histoire de l'art la force majeure de la joie créatrice, érotique et intempestive de la poétique des œuvres qui, in fine, la fonde, telle est l'ambition, profondément spinoziste et nietzschéenne, de Daniel Arasse. Son "esthéthique" formule un seul impératif : "fais joyeusement de l'histoire de l'art, en artiste".

Son histoire rapprochée des détails intimes - particolare iconique ou dettaglio plastique - du sujet à l'œuvre dans la chose même -res/rien- de l'art, en prenant la forme d'une "iconographie analytique", trouve son apothéose dans l'étincelante liberté de ton des dialogues enjoués d'On n'y voit rien et de la série radiophonique des Histoires de peintures, avec un succès si vaste que le "Don Juan de la connaissance" de la fable d'Aurore a désormais un visage.

Émanant du colloque : "Autour de Daniel Arasse", organisé par Jean-Noël Bret et Bernard Lafargue à l'Alcazar de Marseille en septembre 2008, ce seizième numéro de Figures de l'art déploie l'heuristique des principales figures de l'"iconographie analytique" jubilatoire de Daniel Arasse, grâce aux articles de Jean-Noël Bret, Guillaume Cassegrain, Anne Cauquelin, Alain Chareyre-Méjan, Cécile Croce, Filippo Fimiani, Thomas Golsenne, Véronique Goudinoux, Bernard Lafargue, Johanne Lamoureux, Jean Lancri, Sara Longo, Bertrand Prévost, Bertrand Rougé, Isabelle Thomas-Fogiel, Gérard Wajcman, Diane Watteau.





Daniel ARASSE


Daniel Arasse
Daniel Arasse, dans sa maison en Haute-Provence,
détail, 2000. Photo : Catherine Bédard.
Daniel Arasse : Interpréter l'art : entre voir et savoirs


Université de tous les savoirs (UTLS) 12/07/2001 - Durée : 01:21:08


Colloque International Daniel Arasse - Institut national d’histoire de l’art, juin 2006. Enregistrement complet, audio & vidéo.

Daniel Arasse en détail - Dossier France Culture - Emissions à réécouter, dont "Histoires de peintures", bibliographie, liens...






SOMMAIRE / TABLE OF CONTENTS
RÉSUMÉS



DANIEL ARASSE. LA PENSÉE JUBILATOIRE DES ŒUVRES D'ART
FIGURES DE L'ART 16
- AVANT-PROPOS
Jean-Noël Bret, Bernard Lafargue
La pensée jubilatoire des oeuvres d'art dans sa réflexion même
>> En ligne
- FAIRE JOYEUSEMENT DE L'HISTOIRE DE L'ART
Anne Cauquelin
La joie est une passion

Se demander comment sujet et désir se croisent et se réfléchissent l'un l'autre dans et par la figure peinte, c'est, pour Daniel Arasse, interroger l'essence même de la peinture. C'est par là-même donner à l'acte de peindre, parallèlement à sa dimension érotique, l'intelligence de son propre désir : la peinture se pense.

Alain Chareyre-Méjan
Le trémolo du sens

Daniel Arasse est le maître de l'impossibilité de maîtriser la représentation elle-même dans son rapport au réel. Ce qui l'intéresse est le pouvoir de la pensée de constituer un commentaire qui ne soit plus un métalangage. C'est pourquoi ce qu'il dit des œuvres d'art apporte toujours en même temps en partage l'évidence de la simple joie de voir être et exister toutes choses.

Isabelle Thomas-Fogiel
Daniel Arasse ou le pur plaisir de penser

L'œuvre de Daniel Arasse a élu domicile au cœur même du paradoxe, occupant cette place étrange qui est d'être à la fois dedans et dehors, ici et là-bas, visant et visé. Ces paradoxes, qui parfois côtoient l'oxymore, ne sont pas sans avoir soulevé quelques problèmes épistémologiques et d'aucuns se sont inquiétés du désordre ainsi introduit au sein de l'histoire de l'art qui, comme science humaine, doit pouvoir exhiber les conventionnels attributs de la science. Cet article entreprend de questionner l'épistémologie de l'histoire de la peinture induite par les analyses de tableaux de D. Arasse et à montrer combien nous avons affaire à un système rigoureux, précis et cohérent, même s'il s'agit d'une cohérence dont sont faits les paradoxes, d'une logique propre à une pensée qui doit dire l'excès. Chemin faisant, cet article retrace l'histoire d'une rencontre entre Husserl et Arasse, entre le philosophe et l'historien d'art, et montre combien les textes de D. Arasse, excédant les frontières entre les disciplines, résonne en d'autres champs, les éclairant, en retour, d'une lumière autre.

Bertrand Prévost
Les problèmes artistiques ou comment faire une histoire de l'art intéressante selon Daniel Arasse

Daniel Arasse a toujours revendiqué la pratique d'une histoire de l'art intéressante. Les vérités de fait du positivisme et de l'historicisme dominants dans l'histoire de l'art n'ont aucun sens si on ne voit pas en quoi elles peuvent être intéressantes. Dès lors, comment se distinguent l'intéressant, le remarquable ou encore l'important en histoire de l'art ? Loin de réintroduire un subjectivisme un peu facile dans l'approche des œuvres d'art, on montre au contraire l'objectivité que peut y recouvrir la notion d'intéressant, notamment au regard d'une notion que Daniel Arasse était en train de forger dans ses derniers travaux, à savoir celle de problème artistique.
- LES POÉTIQUES DU GAI SAVOIR DES OEUVRES D'ART
Bertrand Rougé
Annonciation/Visitation : la distance ou l'étreinte. Vers une poétique picturale ?

Daniel Arasse a étudié l'"affinité" entre Annonciation et perspective au Quattrocento. On fait ici l'hypothèse que l'intuition de cette affinité cache, derrière la notion de "pensée" des peintres, le présupposé théorique d'une poétique picturale, selon laquelle le mode d'accès au tableau que le peintre ménage pour le spectateur serait en rapport avec le contenu de l'istoria. L'analyse de quelques tableaux "théoriques" montre, en effet, que certaines Annonciations se donnent dans une distance d'Annonciation, tandis que des Visitations, au contraire, se donnent dans une proximité de Visitation. Dans le prolongement du livre sur les Annonciations italiennes, naissent alors les hypothèses d'une performativité de la peinture et d'un rapport poétique entre tableau et istoria qui englobent - et peut-être fondent secrètement - sa pensée sur la peinture.

Guillaume Cassegrain
L'objectif. Daniel Arasse et l'usage de la photographie

Daniel Arasse a utilisé, comme chaque enseignant, les diapositives afin d'illustrer ses cours mais il a très vite compris, plus qu'aucun autre, que ces images guidaient sa propre pensée. En se faisant photographe, Daniel Arasse a commencé à "mieux voir" les peintures dont il parlait. Les détails que la photographie lui révélait ont orienté son travail dans une voie qu'il n'aurait pu imaginer sans ce médium. En prenant lui-même les photographies des peintures qu'il abordait, Daniel Arasse a expérimenté une méthode nouvelle d'interprétation où ses connaissances historiques venaient se confronter aux "révélations" apportées par l'image mécanique. Amateur de photographie, il s'est intéressé aux œuvres de photographes contemporains (Alain Fleischer, Eric Rondepierre, Andres Serrano) afin de mieux comprendre la nature même de l'image, quelle qu'elle soit, et des effets qu'elle peut provoquer chez celui qui la regarde.

Jean-Noël Bret
Plaidoyer pour les mouches

Daniel Arasse raconte dans On n'y voit rien comment il s'est un jour laissé surprendre par une mouche en trompe l'œil peinte sur un tableau, bien qu'il n'ignorât rien de cette plaisanterie qu'avaient beaucoup pratiquée les peintres du xve siècle. À travers le prisme de cet attrape-regards on explorera la relation de l'œuvre à l'artiste et au spectateur dans quelques tableaux historiques de Turner, de Friedrich et de Kiefer. Derrière une émotion toujours en éveil nous revient alors le commentaire de Kleist découvrant avec stupeur la composition sans bords et sans barrière du tableau de Friedrich Le Moine au bord de la mer : "ce que je devais trouver dans l'image, je ne le découvrais qu'entre le tableau et moi-même […] et c'est ainsi que je devins moi-même le capucin".

Jean Lancri
"Les métamorphoses du cercle" ou "Comment Lichtenstein accommoda les poissons rouges de Matisse"

Sous le titre : "Les métamorphoses du cercle" ou "Comment Lichtenstein accommoda les poissons rouges de Matisse", Jean Lancri procède à un examen minutieux de Still Life with Goldfish (1972).
À l'encontre du discours qui tend à instrumentaliser les productions relevant du Pop Art pour les réduire à un commentaire sociologique de l'American way of life, cette étude entend montrer que l'œuvre de Lichtenstein peut rivaliser avec le tableau de Matisse qu'elle cite : Poissons rouges et sculpture (1912).
Convoquant aussi bien Héraclite que Leibniz, Friedrich que Hockney, Duchamp que Matisse, tout en se focalisant sur les aspects formels et chromatiques de l'œuvre, Jean Lancri analyse la manière dont la composition joue (et se joue) d'une balle de golf, joue (et se joue) de nous : de notre surprise à constater la reprise de cette balle, après son avatar dans les yeux ronds des poissons, dans le cercle d'un gros citron ; lequel, sur l'avant-scène, n'aurait d'autre fonction, sur fond d'une méditation ombrée de mélancolie, que de nous délivrer un message d'optimisme ; pour le dire avec Apollinaire, cette nature morte n'aurait d'autre fin que de nous livrer "le beau fruit de la lumière".
- L'ICONOGRAPHIE ANALYTIQUE JUBILATOIRE : DIRE SANS LA DIRE LA CHOSE (RES/RIEN) DE L'ART
Gérard Wajcman
Transverbération de Daniel Arasse

Mettre le détail au centre de la théorie, c'est introduire l'équivoque, l'ambiguïté ou l'amphibologie en peinture ; c'est voir le tableau non comme un texte à dérouler mais comme un nœud à défaire ; c'est donner place à la surprise dans la contemplation ; c'est supposer que la vérité n'est pas cachée dans les dessous mais un "rebut de l'observation". Tout cela a été assez vu, moins qu'il y a un autre versant du détail, qu'il signifie, mais aussi qu'il affecte la pensée, sans doute, l'âme peut-être, le corps assurément. Daniel Arasse et sainte Thérèse d'Avila ont ça en commun, que l'un et l'autre nous assurent qu'en matière de regard, la jouissance est dans le détail.

Cécile Croce
La lettre égarée

Si "Le Moïse de Michel-Ange" par Freud marque une grande nouveauté de l'approche de l'œuvre par rapport à "Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci", c'est à partir de ce texte ci que Daniel Arasse retrouve la richesse de la méthode psychanalytique qui nourrit son esthétique. Prenant assise sur le savoir lumineux de l'histoire ou de l'iconographie, sans négliger les émois troublants suscités par l'œuvre, il travaille à dépasser ces aveuglements premiers. Attentif à ses dévoilements, le contemplateur de l'œuvre suit les chemins de ses "détails" in-visibles. Sensible et amoureux, il reste à l'écoute de ses ressorts sexuels et agressifs. Et en nous ouvrant les yeux, Daniel Arasse nous ouvre le cœur.

Johanne Lamoureux
"Voir et n'en point parler". La croûte ou la viande ou Arasse dans l'oralité du détail

Dans Le Détail, autour de L'Accordée de Village de Greuze, Arasse réfléchit sur un blanc, un silence, du commentaire de Diderot, tout en démontrant magistralement que le critique a bien vu ce qu'il tait. "Voir et n'en point parler" : dès lors que la formule s'écrit, le paradoxe est ouvert. Il s'agira ici de soumettre à un exercice similaire les analyses où Arasse se mesure à "l'innommable de la peinture" afin de vérifier s'il est possible de suivre ou d'adapter cette résolution judicieuse. On pourra d'abord croire qu'Arasse s'y soustrait souvent puis, autour des pages qu'il consacre à l'affect dévotionnel, on espère montrer une lecture exemplairement oblique où l'historien d'art prend position, dans le débat ouvert par Leo Steinberg autour de la question épineuse, non pas de la sexualité du Christ, mais de son genre.

Sara Longo
Le travail de l'oeuvre et l'empathie du regard

Si Daniel Arasse n'a jamais écrit d'ouvrage d'esthétique, la réflexion sur la nature des regards portés sur l'œuvre dans tous ses détails est omniprésente dans ses écrits, depuis ses premiers articles jusque dans ses livres majeurs. S'appuyant sur quatre de ses ouvrages, cet article met en évidence les traits fondamentaux de ses approches de loin et de près, qui posent les bases d'une nouvelle forme d'analyse tout particulièrement complexe, où des disciplines étrangères à l'histoire de l'art, notamment la sémiologie et la psychanalyse, se mettent au service de l'objet regardé.

Filippo Fimiani
Une esthétique imperceptible

C'est dans la curiositas avec laquelle Daniel Arasse s'est intéressé aux œuvres de quelques artistes contemporains comme Kiefer, Rothko et Paterson que, paradoxalement, se montre le plus clairement son esthétique. Même si cette esthétique n'est jamais énoncée en tant que telle en concepts philosophiques, on peut la définir avec Valéry comme "imperceptible", c'est à dire composée de différentes attitudes et disciplines : esthétique et sciences de l'art, philosophie et histoire de l'art, sémiologie et stylistique, iconographie et iconologie. Cette esthétique imperceptible a pour but de s'approcher au plus près, presque intimement, de ce "rien", cette "chose" qui fait le fonds de toutes les œuvres d'art et nous fait ressentir, parler, écrire, sans fin.
- L'HEURISTIQUE DE L'ANACHRONISME RÉFLÉCHI
Véronique Goudinoux
De qui sommes-nous les contemporains ? Daniel Arasse et la question de l'anachronisme

Depuis quelques années, les musées français d'art ancien proposent de faire se rencontrer dans leurs murs des œuvres du passé et des œuvres du présent. La chose peut paraître surprenante si l'on se rappelle avec quelle vigueur certains conservateurs refusaient il y a encore peu ce type de confrontation, de même que rares étaient les historiens de l'art ancien qui, à l'instar de Daniel Arasse, accordaient un véritable intérêt à l'art de leur époque. L'objet de ce texte est d'interroger ces récentes rencontres anachroniques, et, conjointement, certains des textes que Daniel Arasse, historien de la Renaissance, consacra à l'œuvre d'artistes d'aujourd'hui.

Diane Watteau
Lust/plaisir - Aimer, c'est d'abord voir (À propos de l'esthétique de Daniel Arasse)

Daniel Arasse approche les œuvres sous l'angle de la jubilation. Il "parle" aux œuvres comme si c'étaient des personnes, pour qu'elles osent affirmer leurs secrètes passions. Forts de son époustouflante lecture de La Vénus d'Urbin d'après Manet qui en fait une Bella se masturbant, nous proposons de revoir l'histoire du Nu d'après les photographies d'Enna Chaton et de Paul-Armand Gette. Gette et Chaton poursuivent la volonté d'Arasse de "dévoiler le regard" du spectateur et du lecteur, pour nous faire voir le corps aimé/aimant différemment. Le nu considéré comme déni, fiction ou indifférence est pensé par nos artistes, comme une Rencontre qui transforme la puissance du Nu en une présence des corps. Les mascarades tombées, il s'agit plus de penser le nu comme circulation que comme exhibition. Il faut apprendre à voir pour apprendre à aimer, parce qu'"Aimer, c'est d'abord voir" !

Bernard Lafargue
Dépeindre la femme en points de suspension

Prolongeant la pensée de Daniel Arasse sur "l'effet anachronique de sens irrésistiblement suscité" par les œuvres d'art les plus fortes à s'approprier et détourner, avec amour et fantaisie, la tradition iconographique dont elles s'inspirent, cet article propose de revoir, à l'ère du "gender trouble" artialisé par les mille enfants transgenres de Marcel-Rrose Sélavy, qui ne veulent plus attacher le genre au sexe, l'érotisme tout particulièrement trouble du travail de figurabilité à l'œuvre dans La Tempesta de Giorgione, habile à dépeindre la femme en points de suspension.
- COMPTE RENDU
Thomas Golsenne
Écritures de fantaisie. Grotesques, arabesques, zigzags et serpentins, Bernard Vouilloux, Paris, Hermann, 2008, collection Savoir.








Figures de l'Art n° 16 - 29 euros

© PUBLICATIONS DE L'UNIVERSITE DE PAU
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64012 Pau Cedex

Publié avec le concours du Centre National du Livre
ISBN 2-35311-017-7
ISSN 1265-0692







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Mise en ligne 30/03/2002 - Hébergé sur Marincazaou-Le Jardin Marin
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