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Grapheïn
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Cette exposition aurait pu s'intituler "Trait commun" ou "Signes d'appartenance", car elle est le résultat d'une réflexion et d'un travail collectif autour du signe et du trait. D'où le terme grec "grapheïn", qui désigne en même temps le signe alphabétique et le signe plastique.

Les trois peintres, Calli, Margarita Saad et Philgi, partagent, certes, un même alphabet, mais chacun construit sa propre syntaxe et sa propre grammaire. Cette union dans la diversité fait la richesse du groupe, moteur de leur travail artistique.


Calli Margarita Saad Philgi


Calli
Calli (1957), vit, travaille à Saint Jean de Luz, et pratique la calligraphie artistique comme un sismographe afin d'offrir, à travers des petits et des grands formats, liés à des textes ou non, un alphabet plastique à la fois personnel et universel.

TABLEAUX SAFRAN
La base de mes tableaux safran est constituée d'articles de presse, extraits de divers journaux, portant sur des événements actuels forts et sur des faits divers, synthèse de la violence, hélas, mondialement quotidienne.
Quelques feuilles de papier de soie ont ensuite été superposées et teintées de safran, couleur de la sagesse, visant à transformer cette violence en image artistique de paix et d'équilibre. Après des mouvements de Qi-gong, et une méditation, un signe a été tracé, image calligraphique de cette harmonie.

PETITS FORMATS
Chaque sous-verre constitue une phrase, donnant un reflet de l'instant présent. La forme légère des signes ainsi que la recherche portant sur la couleur, donnent ici une autre dimension aux graphismes.


Calli.harribey@free.fr


POEGRAPHIES (travail en commun avec Philgi)
Des centaines de signes, tous tracés sur papier de soie par une main libre de ses mouvements.
Des poèmes choisis dans les œuvres de René CHAR, Edmond JABES et Kenneth WHITE.
Puis leur confrontation dans le miroir calligraphique où le signe devient reflet d'un mot, d'une expression, tout en restant fidèle à l'essence du texte.

Philgi
PHILGI est né en 1958 et a suivi les cours des Beaux-Arts de Caen, Epinal et Nancy. Aujourd'hui, il est installé à Nantes.

Il a exposé à plusieurs reprises en France et à l'étranger. En 2001, à l'occasion du festival " LeTemps d'Aimer ", il a fait connaître le travail réalisé avec le CCN de Biarritz (T. Malandain).

Les travaux qu'il expose aujourd'hui au " Colisée " constituent une véritable nouveauté par rapport à l'ensemble de son œuvre : ils doivent être considérés comme un travail d'atelier.

Le trait, la trace, le mouvement sont les liens qui réunissent Margarita Saad (Paris), Calli (Saint-Jean de Luz) et Philgi. Ces deux derniers présenteront un travail en commun, sur des poèmes de R. Char, K. White, etc… Philgi présentera, également, une série d'œuvres composées à partir de poésies et de signes basques, de sculptures d'Oteiza… et quelques travaux moins récents.


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Margarita


Margarita SAAD est née en 1967. Française d'origine uruguayenne, elle a développé une écriture picturale basée sur le libre jeu des signes et la recherche chromatique. Ses dessins, ses tableaux et ses sculptures murales, tout en gardant leur autonomie en tant qu'objets artistiques, s'articulent parfois entre eux pour composer de vraies phrases, voire des poésies. Ces œuvres lui ont été inspirées par la lecture de poètes français, espagnols, hispano-américains et par la combinatoire de signes empruntés à différents alphabets, orientaux, européens et amérindiens.

Dès le début de son activité artistique, Margarita Saad mène une recherche sur le signe et ses différentes manifestations dans la société contemporaine ainsi que dans l'histoire de l'écriture. Son travail peut donc être considéré comme une véritable expérimentation ludique sur les possibilités plastiques des différents alphabets. La littérature et, notamment, la poésie occupent une place déterminante parmi les sources de son travail.

Pour l'exposition au " Colisée ", elle s'est intéressée tout particulièrement à l'œuvre de Georges Perec. La série " J'ai retrouvé les e ", " Les e retrouvés " et " Les revenents " constitue un hommage à deux romans bien connus de Perec : " La Disparition ", lipogramme en e, et son pendant, " Les revenentes ", monovocalisme qui utilise cette seule voyelle.

Elle n'oublie pas, cependant, la leçon de Verlaine : " De la musique avant toute chose ". Dans la série qui porte ce titre, les signes plastiques sont disposés suivant une rythmique qui, dans sa liberté, leur donne une valeur musicale.

Grâce à la transparence et à l'utilisation d'une contrainte chromatique, elle a composé ses " Rimes ", qui associent le rythme de la poésie et une touche d'humour.

Celui-ci apparaît aussi dans ses sculptures murales " Vers-ticaux ", dans lesquelles l'ondulation des vers et la verticalité des rimes viennent produire des formes autonomes qui, pourtant, se combinent librement entre elles.

Selon les sujets traités, Margarita Saad fait appel à des techniques diverses. La texture de l'acrylique convenait particulièrement à sa série sur la musique et la poésie. L'encre de Chine, en revanche, lui apporte la fluidité pour les signes qui deviennent tous des " e ", dans la série " j'ai retrouvé le E ",. Pour ses sculptures murales, enfin, elle combine la mousse de polymères, le papier mâché et la peinture acrylique, qui fait ressortir la liberté des formes et les combinatoires multiples des œuvres qu'elle expose aujourd'hui.

margaritasaad@hotmail.com

Margarita Saad, Page perso


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